A côté des approches universalistes et donc utopiques d'UBL et d'ebXML, ne serait-il pas plus pragmatique et raisonnable d'utiliser les acquis d'Edifact au dessus de simples Web Services?
Extrait de VendrEDI, la lettre mensuelle gratuite
de Claude Chiaramonti,
qui contribue au passage de l'EDI traditionnel (Edifact et RVA) à
XML sur Internet.
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lundi 11 février 2002
Les experts Edifact, organisés dans l'EWG (Edifact Working Group) en plus de 10 secteurs d'utilisation, commerce, douane, transports, banque, assurance, santé, comptabilité etc. ont coordonné le développement d'Edifact depuis l'origine.
Ils avaient été unanimes, lors de leur réunion de septembre dernier à Rotterdam, pour refuser de se transformer en un eBWG "intersectoriel" proposé par le Cefact-Onu et les dépossédant de cette coordination collant aux "métiers". De guerre lasse, ils sont pourtant en train d'accepter de discuter une nouvelle proposition allant encore dans le même sens. Cette volonté d'être directement intersectoriel est aussi celle du groupe Universal Business Language (UBL) lancé pour compléter le niveau messaging d'ebXML par Oasis qui rassemble les offreurs US. Cette universalité étant, bien sûr, utopique sauf si elle se résume à un alignement sur les best practices de la supply chain à l'américaine ! Et conflictuelle entre UBL-Oasis et eBWG-Cefact-Onu !
C'est en fait avec les Web Services que les entreprises utilisant Edifact pourraient le mieux réussir leur passage à l'e-business. Par exemple, en enregistrant dans les pages vertes d'UDDI les spécifications de leur profil Edifact, subsets de messages avec les codes utilisés etc. Pour pouvoir automatiser en EDI une collaboration win-win entamée avec un partenaire "découvert" dans UDDI.
En coordonnant la standardisation sectorielle de ces spécifications Edifact pour UDDI, les experts Edifact trouveraient alors une suite constructive à leurs travaux respectant les usages métiers de chacun. Ils pourraient le faire en s'en tenant à l'eBWG "sectoriel" défini à l'unanimité à Rotterdam, justement pour maintenir cette maîtrise sectorielle d'Edifact dans l'e-business.
Mais sous quelle autre tutelle que l'Onu placer cette synergie entre les secteurs Edifact et les Web Services ? Pourquoi pas en rattachant cet eBWG à l'ISO dont le TC154 promeut depuis l'origine Edifact en norme officielle ? Il n'y aurait rien d'extraordinaire à ce que l'ISO ne se contente plus d'estampiller mais abrite les travaux normatifs de l'e-business!
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Claude Chiaramonti, EDItorialiste de VendrEDI.
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