Les utilisateurs de l'e-business doivent donc s'organiser pour faire
entendre leurs voix dans les groupes du W3C
Extrait de VendrEDI, la lettre mensuelle gratuite
de Claude Chiaramonti,
qui contribue au passage de l'EDI traditionnel (Edifact et RVA) à
XML sur Internet.
Pour s'abonner : courrier.vendredi@worldnet.fr
vendredi 18 mai 2001
Le schéma W3C XML Schema est
passé au stade de la recommandation : même si certains en préfèrent une version
simplifiée, Relax ou Trex
par exemple, le remplacement des DTD par des XSD (eXtensible Schema Definition)
est maintenant souhaitable.
L'amélioration apportée par le schéma porte notamment, en
association avec les " namespaces ", sur la spécification des données
elles-mêmes : en cela les travaux du W3C concernent, non
plus seulement les offreurs ou les " designers ", mais aussi les utilisateurs
qui doivent pouvoir dire leur mot sur les conditions de référencement et de
formatage de leurs données. Les prochaines versions de ces outils XML devraient, en effet, tenir compte des
enseignements de leur usage par les fonctionnels.
Les utilisateurs de l'e-business doivent donc s'organiser
pour faire entendre leurs voix dans les groupes du W3C,
sans forcément passer par un consortium d'offreurs comme Oasis
qui se charge simplement de la mise en oeuvre technique des outils XML.
Justement, le W3C s'est élargi et
compte plus de 500 membres de 34 pays, y compris des organisations
gouvernementales ou des groupes de citoyens. Le W3C
recherche bien le consensus sur des technologies standards interopérables et
peut donc être considéré comme un " normalisateur de facto ".
Le problème est que XML
touche des domaines très divers n'ayant que peu de rapports entre eux, commerce
électronique, maths, multimédia, édition, géographie etc. Chaque domaine
doit-il participer directement aux groupes du W3C le
concernant ou faut-il une fédération des utilisateurs XML,
du type de l'association SGML/XML Users' Group ?
Vaut-il mieux passer par la normalisation officielle et
rejoindre l'ISO, le CEN et l'Afnor qui ont toujours vocation, dans tous les domaines, à
rechercher le consensus entre offreurs et utilisateurs ?
En étant toujours adossée à l'Afnor,
c'est ce que fait Edifrance, pour son domaine XML consacré aux données commerciales et
administratives. Par contre, l'Afnor étant déjà membre
de l'ISO et du CEN, Edifrance n'assistera qu'en tant qu'observateur à la réunion
de lancement de l'EBES2 le 23 mai au sein du CEN européen.
En effet, la liaison directe avec la filière mondiale Edifact (EWG) pourrait suffire, y
compris pour la représentation auprès du W3C qui est
mondial.
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Copyright 2001,
Claude Chiaramonti, EDItorialiste de VendrEDI.
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