Dans la boîte à outils accompagnant XML, XSLT mérite une mention particulière :
c'est un outil précieux d'interopérabilité.
Extrait de VendrEDI, la lettre mensuelle gratuite
de Claude Chiaramonti,
qui contribue au passage de l'EDI traditionnel (Edifact et RVA) à
XML sur Internet.
Pour s'abonner : courrier.vendredi@worldnet.fr
jeudi 10 mai 2001
D'abord inclus dans XSL, ce
dernier s'est séparé en trois parties complémentaires, XSL-FO
(formating objects), XPath
(manipulation) et XSLT (transformation). XSLT devient
ainsi un langage autonome de transformation, utilisant XPath,
implémenté par des processeurs ad hoc. XSLT
utilise différents modes de transformation, y compris des formules
mathématiques. XSLT peut passer un contenu XML à XSL-FO, mais
surtout transformer un arbre XML en un autre
arbre XML : c'est donc en fait un outil précieux
d'interopérabilité.
Cela ressemble à la fonction d'un traducteur EDI transformant un message Edifact
en fichier plat pour l'application destinatrice du message. D'ailleurs
Netfish
technologies, le logiciel libre
m-e-c eagle
ou
BizTalk server
utilisent XSLT dans leur " EDI
processing ".
Parmi les grandes discussions qui animent les groupes de
travail XML du W3C, celle
concernant les " extensions " de XSLT : comment concilier d'une part la souplesse
d'extensions " utilisateurs " écrites en Java ou
C# pour être incluses dans une stylesheet
XSLT et d'autre part l'interopérabilité, raison
d'être de XSLT ?
EXSLT vise à répertorier ces
extensions pour aider les plus utiles à s'imposer. Il y a aussi en regard un
projet FXPath pour Functional
XPath. Cela afin de minimiser les extensions " propriétaires " de chaque
outil XSLT.
Dans cette perspective de standardisation des extensions, le
W3C pourrait être saisi d'une recommandation. En
attendant le W3C a publié le cahier des charges de XSLT 2.0 et de XPath
2.0.
Tout cela est peut-être un peu loin des préoccupations des
utilisateurs de l'e-business : mais les fonctionnalités de ces outils sont trop
importantes pour qu'elles soient laissées à la seule discrétion des offreurs !
C'est l'interopérabilité de l'échange électronique
professionnel de demain qui se dessine ici.
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Copyright 2001,
Claude Chiaramonti, EDItorialiste de VendrEDI.
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