Web 2.0 : mythe et realite
Le Web 2.0 represente une avancee dans l'utilisation des technologies
sur le Web. Essayons de demeler la realite des mythes qui accompagnent
le dernier sujet a la mode.
Eric van der Vlist , Dyomedea ( vdv@dyomedea.com ).
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(http://xmlfr.org/actualites/decid/051201-0001).
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Note
J'ai utilise une version preliminaire de cet article comme trame de mon
intervention du 1er decembre 2005 a sparklingPoint [1] .
La version qui est publiee ici a ete tres largement enrichie, dans un
esprit tres « Web 2.0 », des commentaires recueillis a l'issue de cette
presentation ainsi que de ceux exprimes par l'equipe de redaction de
XMLfr .
Definition
La premiere difficulte lorsque l'on s'interesse au Web 2.0 est de
cerner son contour.
S'il est facile de dire si une application ou un document est XML (il
faut et il suffit pour cela qu'il soit conforme a la recommandation XML
1.0 ou 1.1), il est beaucoup plus difficile de dire si une page web est
Web 2.0 .
Le Web 2.0 n'est pas un standard mais plutot une serie de principes
d'utilisation de technologies existantes. Il est a ce titre comparable
a REST [2] (Representational State Transfer) qui est egalement une
serie de principes d'utilisation de technologies existantes.
Mais, me direz-vous, il est facile de dire si une application est
conforme a REST , pourquoi n'en est-il pas de meme du Web 2.0 ?
REST est un concept clairement defini dans un document unique, la these
[3] de son inventeur, Roy Fielding , qui en decrit precisement les
principes.
Le Web 2.0 est au contraire un concept flou qui regroupe un certain
nombre de tendances et chacun semble en avoir sa propre definition
comme on peut le constater devant la foison d'articles decrivant « ce
qu'est le Web 2.0 ».
Si, pour fixer les idees, il nous faut nous definir le Web 2.0 , je
retiendrai deux definitions.
La premiere est celle de [4] Wikipedia [5] :
"Web 2.0 est un terme souvent utilise pour designer ce qui est percu
comme une transition importante du World Wide Web [6] , passant d'une
collection de sites web [7] a une plateforme [8] informatique a part
entiere, fournissant des applications web [9] aux utilisateurs. Les
defenseurs de ce point de vue soutiennent que les services du Web 2.0
remplaceront progressivement les applications de bureau
traditionnelles."
Wikipedia nous renseigne egalement sur l'origine du terme :
"Le terme a ete invente par Dale Dougherty de la societe O'Reilly
[10] _Media [11] lors d'un brainstorming [12] avec Craig Cline de
MediaLive pour developper des idees pour une conference conjointe. Il a
suggere que le Web etait dans une periode de renaissance, avec un
changement de regles et une evolution des business model [13] ."
Avant de poursuivre avec des exemples illustrant la difference entre «
Web 1.0 » et Web 2.0 :
"DoubleClick [14] , c'etait le Web 1.0 ; Google AdSense [15] , c'est le
Web 2.0. Ofoto [16] , c'etait le Web 1.0 ; Flickr [17] , c'est le Web
2.0."
Google qui a lance AdSense en 2003 faisait donc du Web 2.0 sans le
savoir avant que le terme ne soit invente en aout 2004!
Volet technique
Une des caracteristiques du Web 2.0 est d'etre accessible a toutes les
versions relativement recentes des navigateurs actuels, ce qui faisait
dire a Mike Shaver dans sa presentation d'ouverture [18] de XTech 2005
que "le Web 2.0 n'est pas un « big bang » mais une succession de «
small bangs »" .
Bride par le parc de navigateurs installes, le Web 2.0 s'appuie donc
sur des technologies que l'on peut qualifier sans risques de « mures »
:
- HTML (ou XHTML se faisant passer pour du HTML puisque Internet
Explorer n'accepte pas de documents XHTML se declarant comme tels)
dont la derniere version date de decembre 1999.
- Un sous ensemble de CSS 2.0 supporte par Internet Explorer (la
recommandation CSS 2.0 a ete publiee en mai 1998).
- Javascript (introduit par Netscape dans son navigateur en 1995).
- XML (recommandation publiee en 1998).
- Syndication Atom ou RSS ( RSS a ete cree par Netscape en 1999).
- Protocole HTTP (la derniere version de HTTP a ete publiee en 1999).
- Identifiants universels URI (publies en 1998)
- REST (these publiee en 2000)
- Services web (les premieres API XML-RPC pour Javascript ont ete
publiees en 2000).
L'utilisation de XML sur HTTP en mode asynchrone en Javascript s'est vu
decerner le nom de « Ajax ».
Le Web 2.0 est donc l'appropriation par les developpeurs web de
technologies agees de cinq a dix ans pour apporter une ergonomie
differente a leurs utilisateurs : si c'est une revolution, c'est une
revolution dans l'utilisation des technologies et non une revolution
des technologies elles-memes.
Applications de bureau
Ces technologies deja anciennes peuvent-elles vraiment permettre de
remplacer les applications de bureau? Peut-on imaginer de replacer MS
Office par une application Javascript s'executant dans un navigateur?
A niveau de fonctionnalites equivalent, cela semble peu probable, mais
les utilisateurs utilisent ils vraiment ces fonctionnalites?
On evoque souvent la regle des 80/20 selon laquelle 80% des
fonctionnalites d'une application consommeraient 20% des ressources de
developpement et une application « raisonnable » devrait donner la
priorite a ces 80% de fonctionnalites.
En ce qui concerne les applications bureautiques, il y a bien longtemps
que nous avons depasse ce point pour inventer une nouvelle regle des
80/20 : 80% des utilisateurs utilisent moins de 20% des
fonctionnalites.
Une application Web 2.0 qui applique la « vraie » regle des 80/20 en
ciblant une population ou une utilisation particuliere constitue une
concurrence serieuse pour les applications de bureau tout en restant a
la portee des technologies actuelles.
C'est le cas d'applications comme Google Maps ou des applications de
saisie de texte wysiwyg que l'on voit se developper sur le Web.
A cela s'ajoute l' attrait des applications gerant le stockage de nos
donnees comme c'est le cas de Gmail , Flickr , del.icio.us ou autres
LinkedIn : ces applications dechargent les utilisateurs de
l'administration technique de leurs donnees et permettent un acces en
mode nomade a partir de n'importe quel poste de travail.
Ce qui est vu aujourd'hui comme un avantage determinant pour la gestion
des courriels, photos, signets ou carnet d'adresse pourrait bien etre
vu demain comme un avantage tout aussi determinant pour la gestion des
documents bureautiques, ce qui condamnerait de fait l'utilisation des
applications bureautiques telles que nous les connaissons aujourd'hui.
Volet social
Si la version francaise de la definition de Wikipedia a le merite
d'etre concise, elle a l'inconvenient d'etre un peu ancienne et
d'ignorer le volet social du Web 2.0 , developpe par Tim O'Reilly lors
de la deuxieme conference Web 2.0 en octobre 2005.
Completant les exemples de sites ou concepts Web 1.0 / Web 2.0 , la
version anglaise [19] donne les exemples suivants :
"Britannica Online [20] / Wikipedia [21] , sites personnels / blogging
[22] , content management systems [23] / wikis [24] , directories
(taxonomy [25] ) / tagging ("folksonomy [26] ")"
Ces exemples sont interessant dans la mesure ou Wikipedia , les blogs,
les wikis ou les systemes de « tagging » utilisent generalement tres
peu des technologies citees comme etant celles du Web 2.0 .
Ils illustrent ce que Paul Graham n'hesite pas a appeler [27] le
principe de « democratie » du Web 2.0 .
Ce principe de democratie n'est rien d'autre que la reconnaissance du
fait que le reseau Internet tirera tout son potentiel du reseau humain
forme par ses utilisateurs. Au reseau technique doit donc se superposer
un reseau humain et ce reseau humain doit participer a l'elaboration de
son contenu.
Ce n'est pas non plus une decouverte puisqu'en 2000 Edd Dumbill
lancait deja WriteTheWeb [28] , un site d'information destine a
encourager un web accessible en lecture et ecriture qui remarquait que
"le courant s'inversait" et que le web n'etait plus a sens unique.
Cet effet reseau etait egalement le fil conducteur de la seance
pleniere d'ouverture [29] de Tim O'Reilly a la conference OSCON 2004,
un an avant de devenir le volet social du Web 2.0 .
L'autre definition
Avec un volet technique et un volet social, le Web 2.0 ne risque t-il
pas d'apparaitre quelque peu depareille et de ressembler a un
rassemblement heteroclite de nouveautes?
Si ces deux volets avaient ete introduits dans l'ordre inverse, on
pourrait voir dans le volet technique une consequence du volet social,
le caractere collaboratif des applications Web 2.0 justifiant le
recours a des technologies favorisant plus d' interactivite.
Cette analyse a posteriori exclurait du Web 2.0 des sites comme Google
Maps generalement consideres comme l'exemple type du Web 2.0 .
Paul Graham tente de concilier ces deux volets en proposant la
deuxieme definition que je retiendrai ici :
"Le Web 2.0 c'est utiliser le web comme il a ete concu pour etre
utilise. Les « tendances » que nous distinguons sont simplement la
nature inherente du web qui emerge des mauvaises pratiques qui lui ont
ete imposees pendant la bulle [Internet]"
Cette nouvelle definition du Web 2.0 n'est pas sans rappeler d'autres
grands « buzzwords » et slogans lies a Internet :
- La devise du W3C est « Leading the Web to Its Full Potential... » ce
que l'on pourrait traduire par « tirer du Web tout son potentiel ».
Ironiquement, le Web 2.0 se fait pour le moment sans le W3C avec des
technologies dont une grande partie est specifiee par le W3C et il
est tentant de voir dans la creation recente d'une activite « clients
lourds » [30] une tentative rejoindre un train en marche.
- Les Services Web sont une tentative pour rendre le web accessible aux
applications, ce qu'il aurait toujours du etre.
- Le Web Semantique , grand absent du Web 2.0 , est pourtant le Web 2.0
vu par le createur du Web 1.0.
- REST est la description des interactions techniques entre clients et
serveurs telles qu'elles doivent etre pour etre efficace sur le web.
- XML est une adaptation de SGML pour faciliter l'echange de documents
sur le web, ce qui aurait du etre possible depuis le debut ( HTTP a
ete concu avec cette preoccupation).
- ...
Ici encore, le Web 2.0 s'inscrit dans la continuite des « little big
bangs » du web qui l'ont precede.
Ecueils techniques
Continuite ne veut cependant pas toujours dire « derivabilite » et les
evolutions informatiques sont marquees par des changements de priorites
provocant de brusques changement de direction.
C'est souvent le choix de ces priorites qui determine le succes d'une
technologie et si les applications web ont balaye les applications
client/serveur des annees 90, c'est parce que leurs priorites etaient
mieux adaptees aux besoins de l'epoque.
Les priorites des applications client/serveur etaient :
- la rapidite des interactions,
- la qualite des interfaces utilisateurs,
- la fiabilite en mode transactionnel
- la securite.
Elles ont ete balayees par des applications dont les priorites sont :
- le respect de standards ouverts,
- un systeme d'adressage universel,
- le caractere « universel » : on peut acceder a toute application a
partir de n'importe ou,
- la tolerance aux pannes : un serveur ou un site peut s'arreter de
fonctionner sans consequences globales,
- une architecture permettant la tenue en charge des applications,
- une interface utilisateur relativement coherente permettant le
partage au moyen des URI s.
Le Web 2.0 reprend a son compte certaines priorites des applications
client/serveur et, pour que cela ne constitue pas un retour en arriere,
il faut veiller a ce qu'il respecte les principes et priorites du Web
1.0.
Cote technique, cela peut se resumer dans le respects des principes
REST entre le navigateur (et les scripts Javascript qu'il heberge) et
le serveur web.
Ecueils ergonomiques
Le volet utilisateur peut s'averer plus delicat.
Les applications Web 2.0 s'executant dans un navigateur web, il est en
effet important que les utilisateurs conservent leurs reperes notamment
en ce qui concerne les URI s et l'utilisation des boutons « page
precedente » et « page suivante ».
Souvent presente comme un precurseur du Web 2.0 , le moteur de
recherche Google n'en est pas moins remarquablement « Web 1.0 »... Il
est pourtant facile d'imaginer ce que pourrait etre la version « 100%
Web 2.0 » d'un moteur de recherche.
Ce moteur aurait un champ de saisie similaire a celui du Google actuel,
avec un mecanisme de suggestion de mots cles comme celui du service
beta « Google suggest [31] ». Lorsque l'on enverrait une recherche, la
page resterait fixe, la requete envoyee via HTTP de maniere asynchrone
et le contenu serait rafraichi de maniere fluide et rapide.
Les inconvenients d'une implementation naive de ce scenario seraient
nombreux :
- l' URI resterait la meme dans la barre d'adresse, qu'on ne pourrait
donc pas copier cette URI pour l'envoyer a un ami ou la mettre dans
ses favoris,
- les boutons « page precedente » et « page suivante » ne
fonctionnerait pas comme l'utilisateur s'y attendrait,
- ces pages de resultats de recherche ne seraient pas accessibles aux
robots des autres moteurs de recherche.
Le developpeur de cette application Web 2.0 devra donc s'attacher a
utiliser les technologies du Web 2.0 avec moderation et lorsqu'il le
fait, a contourner ce type de problemes pour que son application soit
et demeure une application web.
Tomber dans ces ecueils serait d'autant plus prejudiciable au Web 2.0
que nous avons vu que ce sont precisement des considerations
ergonomiques qui justifient cette mutation pour rendre le web plus
convivial!
Developpement
Le dernier point sur lequel il faut rester vigilant lorsque l'on
envisage de developper une application Web 2.0 concerne les outils de
developpement.
Meme si tous les editeurs de logiciels annoncent actuellement des
outils de developpement pour Ajax qui permettront peut-etre de masquer
cette complexite, le Web 2.0 se traduit par le developpement de scripts
Javascript complexes et pouvant poser des problemes de compatibilite
entre navigateurs.
On se retrouve a ce niveau une dizaine d'annees en arriere, avant meme
l'invention des « 4GL » et l'introduction de langages permettant de
definir des interfaces utilisateurs de maniere declarative.
Une maniere d'eviter ce retour en arriere est d'utiliser un « framework
» gerant les interactions Ajax et, a cote du tres mediatique « Ruby on
rails », les frameworks de publication Web proposent maintenant des
extensions Web 2.0 .
C'est le cas de Cocoon dont la toute nouvelle version 2.1.8 supporte
Ajax mais egalement de Orbeon PresentationServer qui integre dans sa
version 3.0 une utilisation totalement transparente d' Ajax dans son
support de XForms .
Cette fonctionnalite permet de definir les interfaces utilisateur au
moyen de formulaires XForms standards (sans ecrire une ligne de
Javascript ) et de les deployer sur des navigateurs actuels (ne gerant
pas XForms ), le systeme utilisant Ajax pour communiquer entre le
navigateur et le serveur.
Publiee en octobre 2003, la recommandation XForms 1.0 n'a que deux ans.
Elle est donc sans doute un peu jeune pour figurer dans la galerie des
technologies du Web 2.0 ...
Orbeon PresentationServer permet d'utiliser XForms de maniere detournee
en attendant qu'elle atteigne l'age de rejoindre officiellement le Web
2.0 .
Modele economique
Et le modele economique dans tout cela?
La definition de Paul Graham pour qui le Web 2.0 est un web debarrasse
des scories de la bulle internet est d'autant plus interessante que
certains analystes parlent deja d'une « bulle Web 2.0 ».
C'est le cas de Rob Hof de Business Week qui deploie une argumentation
[32] a deux niveaux.
1) Les couts de lancement d'une startup Internet n'ont jamais ete aussi
bas, ce que Joe Kraus ( JotSpot ) explique [33] de la maniere suivante
:
- les ordinateurs sont bon marche,
- les logiciels d'infrastructure sont gratuits,
- la main d' oeuvre est globale,
- le marketing Internet est tres efficace pour les marches de niche.
2) Si les montants investis pas les societes de capital risque n'ont
pas progresse lors des derniers mois, la baisse des couts de lancement
signifie que le nombre de projets finances a nettement augmente. De
plus, cette baisse de cout met le financement de startup a la portee
d'investisseurs occasionnels non recenses dans les statistiques.
Rob Hof remarque egalement que de nombreuses startups du Web 2.0 ne
sont creees que pour etre vendues a court terme, sans chercher a
proposer aucun modele economique viable.
Constituee d'une multitude de bulles plus fines que celle de la « bulle
Internet », une « bulle Web 2.0 » semble belle et bien etre en
preparation.
En matiere economique comme en matiere technique la regle d'or du Web
2.0 est donc de ne pas oublier les enseignements du Web 1.0.
L'ere du data lock in
S'il faut un modele economique viable pour le Web 2.0 quel peut-il
etre?
Une des reponses a cette question se trouve dans la presentation de Tim
O'Reilly a la conference OSCON 2004 que j'ai deja mentionne.
Commentant l'evolution de l'informatique depuis ses origines, Tim
O'Reilly fait le constat que nous sommes progressivement passes d'une
ere du « hardware lock in » ou l'informatique etait verrouillee par les
constructeurs d'ordinateurs a une ere de « software lock in » ou les
editeurs de logiciels faisaient la loi pour entrer avec Internet dans
une l'ere du « data lock in ».
Dans cette nouvelle ere, illustree par le succes de sites comme Google
, Amazon , ou eBay , ce sont les entreprises qui detiennent le plus de
donnees qui menent le jeu et leur principal patrimoine est constitue du
contenu donne ou prete gratuitement par leurs utilisateurs.
Lorsque vous confiez la gestion de vos mails a Google , que vous
publiez un commentaire ou faites un simple achat sur Amazon , que vous
confiez vos photos a Flickr ou vos signets a del.icio.us , vous vous
liez a ce site de maniere d'autant plus durable qu'il ne vous propose
generalement pas de moyen simple de recuperer vos donnees et vous
echangez un service contre un enrichissement des donnees qu'il gere.
De nombreuses voix s'elevent pour denoncer la « fausse liberte [34] »
offerte par le Web 2.0 face a laquelle les utilisateurs doivent rester
vigilants :
- en n'echangeant leurs donnees que contre des services reels,
- en examinant les conditions d'utilisation des sites pour connaitre
les droits qu'ils cedent en echange de ces services,
- en exigeant des moyens techniques qui leur permettent de recuperer
ces donnees en s'appuyant sur des standards ouverts.
Mais encore?
Que faut-il retenir de tout cela?
Le Web 2.0 est avant tout un terme un peu vague qui regroupe le web tel
qu'il se dessine en ce moment meme.
Comme toute evolution, il comporte une part de risques techniques,
ergonomiques, financiers et de protection de la vie privee.
Au dela de l'aspect marketing du terme qui irrite les puristes, il
traduit un formidable bouillonnement d'idees, de pratiques et de
nouvelles utilisations.
Le fait meme que son contour soit encore flou montre que tout est
encore ouvert et que le web continue a faire la part belle aux
initiatives personnelles.
Le message du Web 2.0 est un message d'espoir.
References
Sur le web
- Definitions du Web 2.0 par Wikipedia [en francais [35] ] [en anglais
[36] ]
- Le Web 2.0 vu par Paul Graham [37] (en anglais)
- These de Roy Fielding [38] (en anglais)
- Analyse de Rob Hof [39] (en anglais)
- Une fausse liberte [40] par Francois Joseph de Kermadec [41] (en
anglais)
Et sur XMLfr
- Le W3C annonce deux nouveaux groupes pour les clients Web riches [42]
(breve)
- Qu'est-ce que le Web 2.0? [43] (breve)
- Orbeon met de l'Ajax dans PresentationServer [44] (article)
- Sortie de Cocoon 2.1.8 [45] (breve)
Copyright 2005, Eric van der Vlist
---------------------------------------------------------
References:
[1] http://duperrier.com/sparklingpoint/networking.html#web2.0
[2]
http://www.ics.uci.edu/~fielding/pubs/dissertation/rest_arch_style.htm
[3] http://www.ics.uci.edu/~fielding/pubs/dissertation/top.htm
[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0
[5] http://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0
[6] http://fr.wikipedia.org/wiki/World_Wide_Web
[7] http://fr.wikipedia.org/wiki/Site_Web
[8] http://fr.wikipedia.org/wiki/Plateforme
[9]
http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Applications_web&action=edit
[10] http://fr.wikipedia.org/wiki/O%27Reilly_Media
[11] http://fr.wikipedia.org/wiki/O%27Reilly_Media
[12] http://fr.wikipedia.org/wiki/Brainstorming
[13] http://fr.wikipedia.org/wiki/Business_model
[14] http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=DoubleClick&action=edit
[15] http://fr.wikipedia.org/wiki/AdSense
[16] http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Ofoto&action=edit
[17] http://fr.wikipedia.org/wiki/Flickr
[18] http://xmlfr.org/actualites/tech/050531-0001#N117
[19] http://en.wikipedia.org/wiki/Web_2.0
[20]
http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Britannica_Online&action=edit
[21] http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia
[22] http://en.wikipedia.org/wiki/Blogging
[23] http://en.wikipedia.org/wiki/Content_management_system
[24] http://en.wikipedia.org/wiki/Wiki
[25] http://en.wikipedia.org/wiki/Taxonomy
[26] http://en.wikipedia.org/wiki/Folksonomy
[27] http://www.paulgraham.com/web20.html
[28] http://writetheweb.com/about/
[29] http://conferences.oreillynet.com/cs/os2004/view/e_sess/5515
[30] http://www.w3.org/2006/rwc/
[31] http://www.google.com/webhp?complete=1&hl=en
[32]
http://www.businessweek.com/the_thread/techbeat/archives/2005/10/no_web_20_bubbl.html
[33] http://bnoopy.typepad.com/bnoopy/2005/06/its_a_great_tim.html
[34] http://www.oreillynet.com/lpt/wlg/7977
[35] http://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0
[36] http://en.wikipedia.org/wiki/Web_2.0
[37] http://www.paulgraham.com/web20.html
[38] http://www.ics.uci.edu/~fielding/pubs/dissertation/top.htm
[39]
http://www.businessweek.com/the_thread/techbeat/archives/2005/10/no_web_20_bubbl.html
[40] http://www.oreillynet.com/lpt/wlg/7977
[41] http://www.oreillynet.com/pub/au/1339
[42] http://xmlfr.org/actualites/breves/2005-11-16#T12:00:03:567
[43] http://xmlfr.org/actualites/breves/2005-09-30#T16:10:53:877
[44] http://xmlfr.org/actualites/decid/050728-0001
[45] http://xmlfr.org/actualites/breves/2005-11-21#T14:51:19:371
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Received on Fri Dec 2 12:02:47 2005