xml decid : Stratégies, marchés, affaires autour de XML.
[xml-decid] Re: Exceptions culturelles
Subject: [xml-decid] Re: Exceptions culturelles
From: Eric van der Vlist (vdv@dyomedea.com)
Date: 14/10/2000 - 13:28
Bonjour,
Ce sujet a suscité un débat enflammé sur xml-dev du 15 au 25 avril
dernier.
Le point de départ en a été un message de Don Park [1], et le débat a
également été résumé sur eclectic [2] et [3] et xml.com/deviant [4].
Il y a, comme d'habitude pour ce type de sujets, deux grandes tendances:
1) La tendance unificatrice.
Cette tendance souhaiterait établir un langage unique qui pour certains
est l'anglais et pour d'autres un vocabulaire XML "language-neutral".
Ken North à cité à ce sujet les "bizcodes" [6] de XML/edi.
2) La tendance régionaliste.
Qui partant du principe que les noms d'éléments et d'attributs doivent
être parlants cherche à faciliter, comme vous l'indiquez, la traduction
de ces noms.
Parmi les techniques mentionnées, David Megginson a proposé [7]
l'utilisation d'Architectural Forms (AF).
Cette traduction peut également être faite au moyen de XSLT de manière
simple comme vous le dites.
Il serait enfin extrêmement facile d'implémenter un filtre SAX qui
ferait la conversion au moyen d'une table de conversion.
Dans un domaine plus "ontologique" (pour reprendre votre expression), un
projet comme ebXML vise à définir la sémantique des vocabulaires B2B de
manière à reconnaître la nature des informations présentes dans un
document XML indépendamment de la structure du document (et donc des
noms de balises).
Cordialement,
Eric van der Vlist
[1] http://lists.xml.org/archives/xml-dev/200004/msg00342.html
[2] http://weblogs.userland.com/eclectic/2000/04/16
[3] http://weblogs.userland.com/eclectic/2000/04/17
[4] http://www.xml.com/pub/2000/04/19/deviant/index.html
[5] http://lists.xml.org/archives/xml-dev/200004/msg00365.html
[6] http://www.bizcodes.org/
[7] http://lists.xml.org/archives/xml-dev/200004/msg00355.html
JM Destabeaux wrote:
>
> ### Constat:
>
> Les modèles généraux adoptés et/ou élaborés par les grands
> acteurs d'un secteur donné, et publiés souvent
> contractuellement sous forme de DTD ou de schéma, sont
> dans leur quasi totalité exprimés en anglais.
>
> Cependant l'expérience sur le terrain fait apparaître que
> ces vocabulaires en anglais sont un frein considérable à
> l'adoption du modèle, lors de sa présentation ou de son
> introduction dans une organisation non anglophone (cf. le
> modèle IMS pour l'EAO).
>
> Le mode d'expression de certains modèles admet la
> possibilité de vocabulaires substituables, en mettant en
> oeuvre des mécanismes SGML du type "entités paramètres"
> (par ex. la TEI), ou du type "architecture". Ces
> mécanismes, malgré leur conformité à des normes ISO, sont
> souvent d'une mise en oeuvre problématique, et ne permettent
> pas de consigner de manière standardisée la bidirection,
> c.-à-d. le retour au vocabulaire anglais.
>
> Or l'implémentation de ces modèles suppose généralement que
> le document, le fragment ou le flux qui lui parvient
> utilise le vocabulaire initial, même si le modèle
> "abstrait" d'interchange (ou l'ontologie, pour faire chic)
> est en tous points compatible. Dans le cas contraire, par
> exemple une DTD TEI localisée utilisée en production,
> les déclarations de substitution devront être transmises avec
> l'instance, et les processeurs cibles devront s'adapter à
> ce vocabulaire.
>
> La réponse *locale et non normalisée* à cette problématique
> peut prendre la forme de pré- et post-traitements sur un
> fonds (avec ou sans XSL, voire XLink), substituant
> isomorphiquement aux éléments de vocabulaire (GIs,
> attnames, attvalues) d'une langue locale ceux de la
> langue "canonique" avant tout interchange.
>
> Exemple forgé pour la circonstance (quoique...):
> - une DTD *européenne* d'interchange de données concernant
> des activités culturelles (musées, bibliothèques,
> festivals, concerts, expositions...) où l'impératif de QDS
> du service d'information suppose une extrême diversité de
> sources disséminées dans toute la Communauté. L'importance
> de la langue de travail locale est capitale, même si un
> accord politique est intervenu préalablement sur
> l'adhésion à un modèle commun. Les traitements devront
> alors prendre en compte n couples de langues
> communautaires.
>
> Autre exemple, très réel celui-ci:
> - l'adoption de la TEI Lite en version XML dans les maisons
> d'édition francophones, et sa dissémination auprès des
> auteurs, éditeurs, fabricants, bibliothécaires, diffuseurs,
> avec pour objectif l'intégration des contenus et des
> métadonnées dans les nouveaux circuits du livre numérique
> (je n'ai pas dit "de l'e-book").
>
> ### Ma question:
>
> Malgré mes recherches, je n'ai eu connaissance d'aucune
> recommandation un tant soit peu autoritative concernant
> cette question de "mapping", qui est sans doute humaine avant
> d'être technologique, et qui existait avant XML. Tous liens,
> papiers, informations, réponses, discussions... seront
> chaudement bienvenus. Les messages du type "English rules!"
> le seront peut-être un peu moins ;+(
>
> Jean-Marc Destabeaux
> Directeur Nouvelles technologies de l'Edition
> Hachette Livre, Paris
>
--
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