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SVG en quinze points

Antoine Quint présente SVG (Scalable Vector Graphics), le vocabulaire XML pour les graphiques vectoriels du W3C, en quinze points et quinze minutes à lire ou écouter sur XMLfr.

Eric van der Vlist, Dyomedea (vdv@dyomedea.com).
vendredi 30 janvier 2004

Cédant au rituel de SparklingPoint , Antoine Quint (membre du Groupe de Travail SVG), avait quinze minutes pour présenter SVG dans une ambiance conviviale sans ordinateur ni vidéo-projecteur. Il a articulé sa présentation en quinze points, un point par minute :

  1. [audio]SVG est basé sur XML. Je ne vais pas vous présenter XML parce que je pense que vous savez ce que c'est, mais ça a tous les avantages de XML, c'est très accessible à l'ensemble d'une communauté de développeurs qui est très large autour de XML. Il y a déjà beaucoup de plateformes XML, d'éditeurs XML et SVG en étant basé sur XML est accessible à beaucoup de monde. Au delà de XML il y a l'ancêtre SGML et les applications Web comme HTML et SVG est facilement accessible aux développeurs HTML.
  2. [audio]SVG est un « standard » du W3C (rappelons que le W3C n'a pas la capacité à publier des normes comme l'ISO mais ses « recommandations » sont habituellement reconnues comme des standards par l'industrie). L'intérêt, c'est que c'est un processus ouvert, avec des spécifications publiées sur le Web de façon gratuite et des mises à jour fréquentes. Le Working Group est à l'écoute de la communauté, il y a des mailings lists qui regroupent les commentaires et la discussion publique et il y a tout un processus pour soumettre des demandes d'améliorations dont le Working Group doit prendre en compte dans les nouvelles versions.
  3. [audio]SVG est libre, libre d'accès mais également libre d'utilisation autant que possible puisque chaque société participe au Working Group doit renoncer à l'utilisation d'éventuels brevets liés à SVG. On peut donc utiliser SVG sans craindre qu'on vous tombe dessus pour vous demander 500 000 dollars pour son utilisation. SVG n'est pas open source par nature, mais la communauté open source apprécie ce caractère « libre d'utilisation » et utilise beaucoup SVG.
  4. [audio]SVG est cross-plateformes. La spécification est écrite sans faire référence à aucune plateforme matérielle ou logicielle. SVG est implémentable partout et sur n'importe quel device [terminal]. On en a confirmation parce que même si SVG est conçu d'abord pour tourner sur des machines de bureau, aujourd'hui on a des implémentations sur des téléphones portables et des écrans tactiles qui sont sensés être mis dans des frigos. SVG n'est lié à aucun langage de programmation en particulier et toutes les APIs sont neutres. SVG est donc cross-plateformes hardware et software.
  5. [audio]SVG a été modularisé. Au début on avait SVG 1.0, une bonne grosse spec de 800 pages. Pour définir des profils plus spécifiques pour les devices ne pouvant pas gérer toutes les fonctionnalités de SVG on a fait une série de modules SVG (textes, graphiques vectoriels, animations, filtres, ...). SVG permet maintenant de définir des sous-versions de SVG qui peuvent être définies avec une DTD ou un schéma.
  6. [audio]SVG est aussi et maintenant avant tout une plateforme. Pour moi SVG ça fait un peu partie de la vieille école en informatique et en gros c'est juste un format de document. A l'époque on était partis sur des bases assez simples mais quand on spécifie quelque chose, les utilisateurs n'ont pas toujours les mêmes idées et aujourd'hui les gens disent « SVG c'est cool, il y a une API, il y a XML, on peut générer cela de différentes manières, on peut manipuler ça sur le client, on peut manipuler ça sur le serveur c'est une plateforme graphique extrêmement riche qui en terme de fonctionnalités est à peu prêt équivalente à Java-2D et n'a rien à envier aux autres plateformes graphiques ». Cette plateforme est assez abstraite (au W3C on aime bien faire des choses assez abstraites comme XForms ou XHTML 2.0). Avec SVG on peut faire des choses très complexes avec un minimum de tags XML, par exemple écrire des textes sur des courbes avec des règles de liens très complexes ou dans SVG 1.2, créer des renderers XML pour des grammaires complètement custom.
  7. [audio]La grande beauté de SVG c'est qu'à côté de cela on peut également faire des choses simples et de bas niveau. Si on a quelque chose de simple en tête et qu'on n'a pas envie de se taper la couche abstraite qui ne fait peut-être pas exactement ce qu'on veut, si on veut par exemple afficher un rectangle de telle et telle taille, on peut le faire directement. Ce qui fait la richesse de SVG est qu'on a accès à la fois à des primitives abstraites de haut niveau et à des primitives simples de bas niveau et c'est très pratique lorsqu'on fait des interfaces bas niveau.
  8. [audio]SVG c'est enfin la réalisation de XML sur le client. Dès le début, XML c'était « super, c'était le renouveau du web, le remplaçant de HTML ». Or ce n'est pas le cas pour plusieurs raisons, XML, CSS et XSLT n'ont pas eu le soutien nécessaire au moment de la guerre des browsers et les gens continuent de se servir de ces technologies là sur le serveur plutôt que sur le client. SVG aujourd'hui c'est un client extrêmement riche qui sait se servir de XML comme d'une plateforme haut niveau et réaliser des taches graphiques de bas niveau. SVG 1.2 réalise le vision de XML sur le client en permettant de créer des renderers génériques pour n'importe quel format XML.
  9. [audio]SVG c'est vachement bien. SVG a été développé en trois ans et demi avec tous les experts du milieu (Sun, Adobe, Corel, Macromedia, Microsoft, ...), c'est une plateforme graphique très raisonnée, pas forcément révolutionnaire parce que dans le dessin 2D il ne s'est pas passé grand chose depuis vingt ans, les modèles graphiques ont assez peu évolué.
  10. [audio]SVG c'est mieux, mieux que la concurrence comme Flash. Mieux parce que c'est basé sur l'expérience des experts, que c'est XML, que c'est libre, ...
  11. [audio]SVG c'est un travail continu qui évolue sous l'influence des utilisateurs.
  12. [audio]SVG c'est pour aujourd'hui. La version actuelle est 1.1. Adobe a un plug-in pour Windows, Mac OS, Linux, et bientôt sur d'autres plateformes Unix. D'après leurs chiffres, ce plug-in est déployé d'après leurs chiffres sur plus de 250 millions de clients (c'est facile pour eux, il est déployé avec Acrobat Reader). On a des implémentations pour téléphones déjà livrées au Japon par les deux plus gros opérateurs et tout le marché mobile va suivre en Europe et partout.
  13. [audio]SVG c'est une communauté qui s'enrichit de jour en jour. Au départ c'était une poignée de passionnés et de participants au Working Group et aujourd'hui ce sont des gens qui viennent de partout. La communauté dévient vraiment riche et, depuis deux ans elle a sa conférence annuelle.
  14. [audio]SVG est présent dans des marchés. Les premiers marchés ont été les marchés du GIS [Système d'information Géographique] et donc de la cartographie . Récemment le monde du CAD (dessin industriel) s'est intéressé à SVG et ce domaine cherche à définir un profil SVG qui pourra les aider à se défaire de technologies un peu plus anciennes comme CGM ou d'autres formats raster. Il y a donc des marchés réels déjà identifiés.
  15. [audio]Demain, SVG c'est pour demain la version 1.2 (Last Call au mois de mars et on espère une recommandation cet été) et des marchés émergeant comme SVG + Web Services, SVG + XForms, SVG + téléphones mobiles et SVG comme plateforme XML cliente.

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Copyright 2004, Eric van der Vlist.


 

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