La question semble loin de faire l'unanimité.
Par Edd Dumbill,
xmlhack
(traduit par Eric van der Vlist,
Dyomedea)
mardi 14 mars 2000
Est-ce un nouveau cheval de Troie lancé par Microsoft ? XML-DEV s'est attaqué au protocole SOAP.
Arjun Ray n'a pas une haute opinion des spécifications SOAP et il a rappelé les alternatives
qui existent dans le monde XML : WDDX, XML-RPC et LDO. Ray ne pense pas que SOAP soit
suffisamment léger :
"Le problème est que le marketing est en train de pousser SOAP à devenir un mouton à 5 pattes...
jusqu'à que l'on perde de vue le fait qu'un protocole plus léger pourrait très bien faire
l'affaire."
Ray fait également remarquer que XML-RPC est beaucoup plus près du but à atteindre,
parce que plus léger :
"L'avantage est que XML-RPC n'a qu'un nombre restreint de types
d'éléments et que son DTD est facile à établir."
Dave Winer, le chef de file des supporters de XML-RPC préconise
un interopérabilité entre SOAP et XML-RPC.
Don Box (DevelopMentor), un des créateurs de SOAP donne une description succincte
du problème politique :
"SOAP n'est pas seulement Microsoft, même si leur signature sur la spécification
masque la participation de tous les autres ;-)"
Dans un autre message, Box réfute les affirmations d'Arjun Ray disant que SOAP
n'est pas suffisamment léger. Il fourni également une feuille XSLT permettant de convertir
XML-RPC en SOAP.
Dans un autre débat, Tom Scola demande pourquoi on n'utiliserait pas une simple
connexion par "socket". David Megginson montre, en réponse, que l'avantage recherché par les
protocoles tels que SOAP est la transparence vis à vis de l'application appelante.
Il n'est, cependant, pas totalement convaincu :
"Nous avons entendu le même argument à propos de CORBA, Java RMI et DCOM,
entre autres... Est-ce différent cette fois-ci ? Peut-être. Personnellement,
je suis parfaitement satisfait d'utiliser une connexion socket classique,
mais il se peut que je change d'avis."
Pour en savoir plus :
Article original xmlhack (en anglais) :
Not everyone gives SOAP a clean bill of health.
Copyright 2000,
Edd Dumbill (auteur) et Eric van der Vlist (traducteur).
|