Opera et Mozilla ont déposé une note W3C intitulée "Web Forms 2.0" et se définissant comme une simple évolution des formulaires HTML.
Eric van der Vlist, Dyomedea (vdv@dyomedea.com).
mardi 12 avril 2005
Cette proposition, est conforme aux réserves déjà exprimées par Opera par rapport à la recommandation W3C XForms 1.0 et elle fait suite à plusieurs versions de travail publiées depuis début 2004 par Ian Hickson (Opera Software) sur son site http://www.hixie.ch.
En tant que note W3C, elle traduit les positions des membres qui l'ont soumise (Mozilla et Opera) et ne représente aucune prise de position de la part du W3C.
La section "Relationship to XForms"explique la position des soumissionnaires par rapport à XForms 1.0 :
"XForms 1.0 est bien adapté à la description de la logique métier et des contraintes sur les données. Web Forms 2.0 cherche à simplifier la tache de transformation des systèmes XForms 1.0 en documents HTML visualisables dans des navigateurs ne gérant pas XForms."
Web Forms 2.0 peut être vu comme une étape intermédiaire entre les formes HTML actuelles et XForms 1.0 jugé trop complexe à implémenter sur un navigateur. La proposition entérine donc de fait les architectures plaçant XForms sur le serveur telles que Orbeon PresentationServer ou Chiba.
Web Forms 2.0 introduit notamment le support des types de données, celui des répétitions ainsi que de nombreuses fonctions de contrôles sur la manière dont les champs doivent être visualisés. Dans l'expression de ces fonctions, la proposition ne cherche pas à être compatible avec XForms.
La description déclarative des règles sous forme d'expressions XPath qui est l'un des points forts de XForms est par contre laissée de côté par Web Forms 2.0 qui prévoit l'utilisation de scripts de validation similaires aux scripts Javascript utilisés actuellement par les formes HTML.
Étant incompatible avec les versions actuelles de XHTML, cette solution nécessiterait pour être applicable un support de tous les éditeurs de navigateur Web et un renouvellement complet du parc des navigateurs Web.
Compte tenu des lenteurs liées à un tel renouvellement, on peut regretter que cette proposition s'inscrive en retrait par rapport à XForms 1.0 qui résout la plupart des problèmes de conception liés aux développements de formulaires web.
En fin de compte, c'est sans doute la position de Microsoft dont on connaît les réticences vis-à-vis de XForms et qui ne s'est pas associé non plus à Web Forms 2.0 qui déterminera l'avenir de cette proposition.
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