L'EDI n'est plus désormais considéré que comme le grand-père de l'e-business, mais, loin de se mettre en retraite, continue à se développer, en particulier aux USA. Comme, en même temps, les jeunes Services Web font beaucoup de bruit et s'annoncent incontournables, l'articulation Services Web et EDI doit aboutir à une complémentarité et non à une guerre de chapelles.
Extrait de VendrEDI, la lettre mensuelle gratuite de Claude Chiaramonti qui porte sur les données des échanges électroniques en EDI, XML et Web Services. Pour s'abonner : courrier.vendredi@club-internet.fr.
lundi 20 octobre 2003
L'EDI s'est développé pour des transactions répétitives entre partenaires réguliers suivant des formats standardisés en scénarios machine to machine, et même application à application. L'EDI s'est ensuite assoupli pour accueillir de nouveaux petits partenaires occasionnels avec l'EFI et le Web EDI.
Les Services Web, au contraire, consistent à définir le service pour ceux qui voudront l'invoquer, à l'occasion, donc en human to machine.
Mais si l'EDI a dû s'assouplir, les Services Web doivent, à l'inverse, prévoir qu'ils devront offrir une variante automatisée, machine to machine, pour le cas où, les partenaires étant satisfaits du service, ils souhaiteraient pérenniser leur relation en figeant leur business process. Et là, il serait dommage que ces deux mouvements en sens inverse se loupent et ne s'appuient pas l'un sur l'autre ! En particulier, il serait très dommage de ne pas tenir compte de l'expérience du vieux papy EDI !
A noter que voir l'EDI comme aboutissement et non plus point de départ, serait remettre les choses à l'endroit : on se marie après avoir fait quelques essais, et non l'inverse !
C'est ce que voulait faire ebXML avec ses registries de profils d'entreprises et de business process possibles.
Mais, si le niveau messaging du framework ebXML semble devenir un standard, il n'en pas encore de même pour les registries, alors que des répertoires UDDI internes sont nombreux et s'étendent prudemment vers l'extérieur pour des Services Web externes, mécanisme bottom up plus souple que de passer directement à un quasi-EDI automatisé en ebXML.
Le développement de l'e-business s'appuiera sur des rapprochements, type RosettaNet-BPEL, comme sur un positionnement de l'EDI automatisé prolongeant des Services Web bien vécus. Car il ne faut pas laisser seul le papy EDI toujours vert !
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Copyright 2003, Claude Chiaramonti, EDItorialiste de VendrEDI.
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