Bien que le "U" de l'acronyme UDDI signifie "Universal", cette technologie est pour l'instant principalement utilisée de manière locale dans le cadre d'intranets. La dernière version d' UDDI offre pourtant des fonctionnalités qui devraient permettre de progresser vers plus d'universalité.
Extrait de VendrEDI, la lettre mensuelle gratuite de Claude Chiaramonti qui porte sur les données des échanges électroniques en EDI, XML et Web Services. Pour s'abonner : courrier.vendredi@club-internet.fr.
vendredi 28 février 2003
Décidément, les modèles top down des premiers temps de l'EDI ne correspondent plus aux outils eXtensible basés sur XML ! C'est le cas d'UDDI (Universal Description Discovery and Integration) défini pour être, dès le départ, un registre Universel.
A l'inverse de SOAP et WSDL qui entrent dans les moeurs, UDDI, le 3ème mousquetaire (s'il en faut un 4ème, Microsoft semble candidat...;-) des Web Services, a été considéré comme Utopique. Et de fait, si la dernière version UDDI 3.0 offre des fonctionnalités permettant de progresser dans cette direction du U, les implantations d'UDDI se font plutôt selon un modèle bottom up très prudent !
C'est d'abord à l'abri du pare-feu, en interne, que les entreprises trouvent une utilité à répertorier leurs services et à les invoquer facilement. Puis de ces intranets, on passe à des extranets sécurisés entre partenaires réguliers (comme en EDI).
Cette expectative devant le U s'explique en effet par un souci de sécurité mais aussi par la nécessité de permettre cette évolution intranet>extranet>Web. Les bindings, points d'accrochage, d'UDDI 3.0 vont ainsi maintenant du numéro de téléphone aux protocoles processables, les tModels, associés à chaque service offert.
UDDI 1.0 reposait sur le triptyque d'origine : pages blanches (identification), jaunes (nomenclature des produits offerts) et vertes (services, protocoles et tModels). UDDI 2.0 avait ajouté les public assertions par lesquelles des partenaires s'engagent, par exemple quant à la qualité d'un service. UDDI 3.0 a ajouté l'operational info, mise à jour automatique d'un registre UDDI à partir d'autres. A la condition que soit réglée la question du versioning.
Désormais, la confection par un utilisateur d'une "clé" identifiant, par exemple, un de ses nouveaux services sera plus souple. D'une part, UDDI 3.0 vérifie que cette "clé" (l'UUID, Unique Universal IDentifier, dite aussi GUID avec Globally) est bien unique "globalement", et sinon en confectionne une qui le soit. Aux anciennes uuidKeys s'ajoutent maintenant les domainKeys, plus lisibles et basées sur des noms de domaine Internet. A partir de ces diverses keys, on peut créer des derivedKeys, ce qui, au total, devrait faciliter la gestion.
Enfin, le nouveau comité d'Oasis sur XRI (eXtensible Resource Identifier) devrait permettre d'aboutir à fournir aux registres UDDI des URI qui soient mieux adaptés que ceux qui sont en http:// Un progrès possible vers le U !
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Claude Chiaramonti, EDItorialiste de VendrEDI.
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