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L'interopérabilité, un levier pour moderniser son SI

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Un des enseignements de la "première journée de l'interopérabilité" organisée par l'ATICA est que loin d'être une fatalité, une finalité ou un objectif, l'interopérabilité semble être pour beaucoup de responsables informatique de l'administration un levier permettant de moderniser leurs systèmes d'information.

Eric van der Vlist, Dyomedea (vdv@dyomedea.com).
jeudi 28 novembre 2002

L'interopérabilité pourrait être vue uniquement comme une nouvelle contrainte imposée par l'émergence du Web, les directives de modernisation de la relation entre les administrations et les citoyens et la coopération croissante entre administrations aux plans national, européen et international. On pourrait donc imaginer que les Directions Informatiques cherchent à implémenter cette interopérabilité en trouvant les solutions les moins traumatisantes pour leurs systèmes d'informations.

Les présentations faites dans le cadre de cette "première journée de l'interopérabilité" de l'ATICA par un échantillon assez large d'administrations et notamment de ministères montrent qu'il n'en est rien et que ces ministères saisissent au contraire cette nouvelle exigence comme une opportunité pour moderniser en profondeur leur systèmes d'information.

Le CCI (Cadre Commun d'Interopérabilité) de l'ATICA est d'ores et déjà intégré par ces ministères dans des documents spécifiques plus contraignants: "Cadre de Cohérence Technique" pour le Ministère de la Justice, "Livre Blanc" pour le Ministère de l'Intérieur, "CCI" pour le Ministère de la Défense ou "Architecture commune d'applications informatiques" (Acaï) pour le Ministère de l'Equipement. Ces documents dépassent le cadre de l'interopérabilité pour spécifier des architectures et même de nouvelles organisations et ils sont vus comme un premier pas vers l'urbanisation des systèmes d'information.

Les motivations et réalisations de chacun des ministères sont à la fois similaires et différentes:

  • Pour Anne-Marie Desgranges (Ministère de la Justice), il s'agit de mettre de l'ordre dans un système d'information très hétérogène dont les choix techniques sont mal connus et qui échange peu et les premières actions ont été des actions de cataloguage des applications et des données communes et l'élaboration du Cadre de Cohérence Technique.
  • Pour Christophe Boutonnet (Ministère de l'Intérieur), l'objectif est d'améliorer l'accueil et le service rendu, l'efficacité interne, les besoins d'interopérabilité et de renforcer la sécurité et les premières actions ont été de réaliser des projets pilotes (notamment l'annuaire du Ministère) et de rédiger un livre blanc.
  • Pour Jean-Marie Grosjean (Ministère de la Défense), il faut faire converger les différentes informatiques du Ministère de la Défense (informatiques générale, opérationnelle et scientifique) et le Cadre Commun d'Interopérabilité est "le fil d'Ariane" qui permettra à un "chef d'orchestre" de remplir ses fonctions.
  • Pour Christian Paquet (Ministère de l'Equipement), il s'agit de réduire les coûts et les délais et d'ouvrir les applications vers les usagers et les partenaires et la priorité à été de définir une architecture d'applications (Acaï) et les supports adéquats (comité de pilotage, comité technique, séminaires, circulaire, cahier des clauses techniques, ...)

Une constante entre ces présentations est l'aspect relativement secondaire de l'interopérabilité en tant que telle: Christian Paquet a fait remarquer à juste titre que dans l'ampleur de ce grand chantier, "la modélisation en schéma XML n'est qu'un epiphénomène" et l'attente très forte en matière de réduction des coûts vis à vis de l'utilisation généralisée de technologies Web.

Les architectures spécifiées sont très similaires et reposent sur une utilisation exclusive de "clients légers" (navigateurs Web) sur les postes de travail accédant à des applications hébergées sur des serveurs Web situés dans un petit nombre de centres.

L'architecture client/serveur départemental préconisée pour remplacer les mainframes dans les années 85 à 95 a laissé de douloureux souvenirs aux grands ministères qui ont un nombre d'implantations très élevées et le désir de balayer les restes de cette architecture apparaissait clairement dans l'exposé de Christian Paquet qui a longuement évoqué les coûts devenus insupportables des licences Oracle et la difficulté à déployer les applications.

Interrogé par Juliette Campos-Oriolla qui animait ce séminaire, Jean-Marie Grosjean a confirmé que les systèmes informatiques opérationnels du Ministère de la Défense n'étaient pas épargnés par ce mouvement et cherchent eux-mêmes à utiliser des logiciels et matériels "civils" et "standards" et à interopérer dans le cadre de l'Union Européenne, de l'OTAN ou avec ses alliés.

La tendance au niveau de ces quatre ministères semblent donc être de miser sur une architecture Web pour refondre leurs systèmes d'Information, l'interopérabilité étant à la fois le déclencheur de cette refonte et une simple conséquence d'une architecture Web bien urbanisée.

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Copyright 2002, Eric van der Vlist.


 

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