Dernière annonce d'IBM, BEA et Microsoft, celle de BPEL4WS (Business Process Execution Language for Web Services). Combiné avec WS-C (Web Services Coordination) et WS-T (Web Services Transaction), BPEL4WS fait pièce à des travaux équivalents de Sun (Web Services Choreography Interface) ou du Semantic Web (DAML-S).
Extrait de VendrEDI, la lettre mensuelle gratuite
de Claude Chiaramonti,
qui contribue au passage de l'EDI traditionnel (Edifact et RVA) à
XML sur Internet.
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mercredi 2 octobre 2002
En faisant ainsi cavaliers seuls, IBM, BEA et Microsoft espèrent prendre de l'avance sur un créneau stratégique de l'e-business : le BPM (Business Process Management). Ce créneau où s'exprime la rivalité Sun-Microsoft comporte en fait deux variantes complémentaires pouvant converger :
- La variante XML/EDI d'ebXML, RosettaNet et autres, qui suppose, comme dans l'EDI classique, un accord préalable entre participants pour l'ajustement prédéfinis de leurs profils, le plus souvent en suivant les spécifications du grand donneur d'ordres. Cette variante "prédéfinie" est bien adaptée à des transactions internes à une filière verticale, correspondant à un secteur de business dans une zone géographique.
- La variante Web Services visée par BPEL4WS/WS-C/WS-T et alii, où l'ajustement devrait pouvoir se faire quasi automatiquement pour des transactions "ouvertes" sur le Web en phase avec le côté eXtensible de XML. Cette variante Web Services est mieux adaptée aux petites entreprises ayant affaire à plusieurs secteurs, et même éventuellement au B2C. Ce qui est visé est une choreography peer to peer avec WS-C et WS-T décrits en WSDL.
La charge de ces peer to peer sera d'autant moins lourde qu'il sera possible de se référer à des profils sectoriels prédéfinis. D'où la convergence vraisemblable entre les deux variantes de BPM.
Mais cette convergence risque de buter sur l'interopérabilité sémantique : pour que les concepts d'applications différentes se correspondent bien, ebXML est toujours à la recherche d'un langage universel, qui paraît bien utopique même s'il est basé sur des Core components de granularité zéro, alors que les Web Services privilégieront sans doute les mappings de proximité entre langages métiers restant tels quels.
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Claude Chiaramonti, EDItorialiste de VendrEDI.
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