Alors que le CEN (Comité Européen de Normalisation) publie ses CWA (CEN Workshop Agreement) on peut se demander si, en matière de commerce électronique, l'interopérabilité ne devrait pas être vue à un niveau mondial.
Extrait de VendrEDI, la lettre mensuelle gratuite
de Claude Chiaramonti,
qui contribue au passage de l'EDI traditionnel (Edifact et RVA) à
XML sur Internet.
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vendredi 13 septembre 2002
Le CEN (Comité Européen de Normalisation) publie des CWA, CEN Workshop Agreement, sortes de recommandations élaborées par les acteurs du marché eux-mêmes.
Dans le domaine du commerce électronique, ces pré-normes ne font que reprendre les pratiques d'un secteur industriel sans leur imposer d'alignement sur des normes estampillées. Cette démarche bottom up, certes sympathique, aboutit à des recommandations variables suivant les secteurs, sanitaire, chaussure, jouet, textile etc.
Pourtant ces secteurs européens, travaillant en aval pour la grande distribution, ont intérêt à décliner leur langage métier dans le jeu mondial de schémas XML de EAN-UCC. Les schémas XML sectoriels, chimie (CIDX), hôtellerie (HEDNA), réservation voyage (OTA), pétrole (PIDX) etc. sont en effet "mondiaux" dès le départ, car le clivage Edifact - AnsiX12 de l'EDI est dépassé et les flux de marchandises étant de plus en plus internationaux, les flux d'informations B2B le deviennent aussi.
L'Europe devrait donc éviter des CWA de commerce électronique trop européens et aider ses industriels à être bien insérés dans cette interopérabilité mondiale.
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Claude Chiaramonti, EDItorialiste de VendrEDI.
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