Un aperçu rapide d'une discussion sur la liste xml-decid montre que XML, né dans l'environnement documentaire, n'est pas forcément adapté à tous les types d'échanges de données informatisées (EDI).
Extrait de VendrEDI, la lettre mensuelle gratuite
de Claude Chiaramonti,
qui contribue au passage de l'EDI traditionnel (Edifact et RVA) à
XML sur Internet.
Pour s'abonner : courrier.vendredi@club-internet.fr
vendredi 30 août 2002
Dans le cas d'une transmission d'un fichier à plat à zones fixes, le transformer en arborescence XML ne fait que rendre plus longues analyse et intégration de ce fichier. François Abella (Qualicontrol) note ainsi que pour le traitement des très nombreuses déclarations sociales (avec l'outil Test&Go), transcrire un gros fichier TDS en XML fait passer le temps de vérification (900 contrôles) de 8 à 22 minutes.
Dans le cas des formalités administratives où un seul type d'intégration est prévu, et où personne n'est encore en XML natif, on peut donc comprendre qu'on ne se précipite pas vers XML.
Pour Laurent Caprani, XML ne convient guère pour le transport de gros volumes, pour des codes programmes ayant à être très lisibles ni lorsqu'il s'agit d'entretenir une structure dynamique d'information.
D'accord avec Hervé Agnoux pour dire que le couple EDI-XML est néanmoins le plus souvent incontournable, François Abella indique que, souhaitant réconcilier qualité et échanges de masse, Qualicontrol entend offrir un seul logiciel concentrateur capable d'analyser et convertir tous les types de flux, Edifact, XML, à plat, fixe ou variable. L'utilisation de XML étant alors un choix à justifier, par exemple par la variété des destinations d'intégration et donc d'interopérabilité d'un même flux. C'est le cas, pour François Abella, du recours aux Web Services pour l'interrogation de bases d'information.
En tout cas, Hervé Agnoux propose une réflexion collective pour vérifier comment la vérification d'un message EDI en XML pourrait être rendue aussi efficace que dans le cas d'un fichier à plat.
La conclusion, pour Eric van der Vlist, est que si dans chaque cas précis d'utilisation, on peut trouver un outil dédié plus efficace, XML reste au total le meilleur véhicule général d'interopérabilité entre applications hétérogènes.
Autres articles:
Copyright 2002,
Claude Chiaramonti, EDItorialiste de VendrEDI.
|