Le monde des standards pour l'interopérabilité ne se simplifie pas mais semble éclater en évoluant vers les Web Services.
Extrait de VendrEDI, la lettre mensuelle gratuite
de Claude Chiaramonti,
qui contribue au passage de l'EDI traditionnel (Edifact et RVA) à
XML sur Internet.
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lundi 25 mars 2002
Le monde des standards pour l'interopérabilité ne se simplifie pas mais évolue vers les Web Services:
- d'un côté, le Cefact-Onu et Oasis continuent la mise au point des différentes parties du framework ebXML, approche top down classique;
- du même côté, le MoU (Memorandum of Understanding) entre le Cefact-Onu, l'ISO, l'IEC et l'ITT (au fait, pourquoi diable les électriciens et les télécoms ne veulent ils pas intégrer l'ISO ?) auxquels vient de se joindre Oasis;
- d'un autre côté, la WS-I (Web Services Interoperability Organisation), annoncé le mois dernier, entend aider les intégrateurs de Web Services à les tester et se veut un outil de la customer business process integration. A noter que s'il est absent d'Oasis mené par Sun, Microsoft est bien présent dans WS-I avec au départ IBM, SAP, Oracle, y compris Dassault Systèmes mais pas Sun !
- absent des deux, le W3C qui se situe à mi-chemin entre les membres du MoU qui sont des organismes neutres de normalisation (à part Oasis) et la WS-I qui regroupe offreurs et grands utilisateurs industriels de produits basés sur XML.
Si l'on suit Jean-François Abramatic, pour qui l'année 2002 sera celle des services Web et de .Net, c'est la WS-I et son souci concret d'aider à l'implémentation qui est dans le sens de l'histoire !
Car les Web Services ne nécessitent pas d'approche contraignante du type ebXML. Et c'est peut-être l'aspect le plus jubilatoire de XML, d'avoir rendu inutiles les approches top down: il y a assez d'outils XML pour qu'aujourd'hui l'interopérabilité et l'intégration des processus métiers soient compatibles avec des approche bottom up permettant respecter les usages des utilisateurs.
Alors, aussi bien le W3C que le MoU auraient intérêt à suivre de près les travaux de la WS-I:
- le W3C qui s'empêtre un peu dans la coordination de ses nombreux standards XML ;
- les normalisateurs qui risquent d'avoir fait le mauvais choix, à force de miser sur les offreurs d'Oasis.
La WS-I ne peut que renforcer le MoU !
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Claude Chiaramonti, EDItorialiste de VendrEDI.
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