Dopée par la présidence de Lauren Wood, XML 2001 a confirmé une ouverture dans
le domaine des langages de schémas XML et le rééquilibrage des activités de
normalisation de XML
en faveur de l'ISO.
Eric van der Vlist,
Dyomedea (vdv@dyomedea.com).
lundi 17 décembre 2001
La conférence XML 2001 marque
tout d'abord le succès de la politique de re-dynamisation de ses conférences entreprise
par IDEAliance (ex GCA) qui a
confié la présidence de XML 2001 à Lauren Wood et celle de XML Europe
2002 à Edd Dumbill. C'est également un succès
personnel pour Lauren Wood qui a réussi à éviter que XML 2001 tombe dans le marasme connu par nombre de
conférences américaines depuis les évènements du 11 septembre en attirant des personnalités
de premier plan du monde XML qui tels James Clark ou Rick Jelliffe
avaient boudé la précédente édition.
Au niveau des grandes tendances que je retiens de cette
conférence, j'ai été frappé par la poursuite de la querelle entre RDF (W3C) et Topic Maps (ISO) dont la
convergence semble beaucoup plus longue à réaliser que l'on ne pouvait s'y
attendre et par le confirmation de l'omniprésence des langages de schémas XML dans la plupart des exposés auxquels j'ai
pu assister.
Bien que confirmant une tendance déjà mentionnée à propos de
XML 2000, cette omniprésence prend cet année un
caractère beaucoup plus ouvert et RELAX NG est
pratiquement toujours cité comme une alternative crédible à W3C XML Schema, une des présentations montrant même que
RELAX NG peut être considéré comme plus
générique que W3C XML Schema et W3C XML Schema implémenté comme une sur couche
fonctionnelle "orientée objets" au dessus de RELAX NG.
Alors que le W3C freiné par le poids
des spécifications XML déjà publiées ou en cours
de publication peine à spécifier le modèle de traitement XML lorsque plusieurs opérations telles que validation,
inclusions, transformations et requêtes sont mises en oeuvre, l'ISO semble reprendre l'initiative et James
Mason annonce le lancement de travaux sur les langages de schémas XML en général englobant la définition du modèle de
traitement, des langages structurels (RELAX NG),
des langages sous formes de règles (Schematron)
et des langages qualifiés d'Orientés Objet (W3C XML Schema). James Clark, Murata
MAKOTO, Rick Jelliffe et Ken
Holman devraient notamment participer à cet effort.
La "startup" W3C propulsée
par le succès de XML semble donc avoir atteint
le point où sa taille et le poids de ses acquis la font entrer dans la
catégorie des grandes organisations de standardisation et la rendent
paradoxalement moins compétitive vis à vis de ces concurrentes.
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Eric van der Vlist.
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