Pourquoi diable signer un message EDI envoyé d'application à application
sans intervention humaine?
Extrait de VendrEDI, la lettre mensuelle gratuite
de Claude Chiaramonti,
qui contribue au passage de l'EDI traditionnel (Edifact et RVA) à
XML sur Internet.
Pour s'abonner : courrier.vendredi@worldnet.fr
lundi 26 novembre 2001
L'EDI, forme automatisée des
échanges électroniques professionnels, se pratique surtout avec un RVA qui
assure les différentes fonctions de sécurité. Pour que l'EDI sur Internet se développe, une sécurité
équivalente doit y être fournie. Qu'en est-il de la signature électronique dans
le cas de l'EDI d'application à application sans
intervention humaine ?
Là, les partenaires de l'échange se connaissent
parfaitement, il s'agit simplement de ne " processer " le message reçu que s'il provient bien, non
seulement d'un des partenaires habilités, mais même, plus précisément, de celle
de ses applications qui est prévue pour envoyer ce type de message ! Il s'agit
donc bien d'une signature électronique spécifique.
Selon Gilles Saulière (Adesium), les récentes avancées concernant la reconnaissance
de la signature électronique ne s'appliquent pas à la signature " applicative "
: il y manque justement, en effet, l'élément humain, une action matérielle
manifestant une volonté liée à la visualisation du document à signer, l'entrée
d'un code et l'appui d'une touche.
Cela étant dit, pourquoi diable signer un message EDI ? En fait, comme pour un message " humain " : pour
garantir l'intégrité des informations transmises, pour authentifier l'émetteur
et horodater le message. Or, en matière commerciale, la preuve est " libre ",
c'est à dire que les partenaires EDI peuvent
convenir de reconnaître le dispositif de signature technique mis en œuvre en
précisant l'identité de l'application qui le mettra en œuvre : mais cela ne
sera alors opposable qu'aux parties contractantes. Cela peut se faire avec les
fonctions de sécurité de la version 4 de la syntaxe Edifact
(pouvant être utilisée avec ses messages habituels en version 3 !).
Solution d'avenir, cela peut aussi se faire avec un logiciel
de signature électronique " humaine " sécurisée comportant pour l'EDI des modalités " robotisées " de signature batch
par lot.
C'est, par exemple, le cas de mySign
d'Adesium qui comporte aussi l‘application de contrôle
automatisé à la réception.
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Copyright 2001,
Claude Chiaramonti, EDItorialiste de VendrEDI.
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