L'ISO TC184
SC4, qui maintient la norme STEP, en a rejeté l'hiver dernier sa partie 28
concernant l'encodage en XML.
Extrait de VendrEDI, la lettre mensuelle gratuite
de Claude Chiaramonti,
qui contribue au passage de l'EDI traditionnel (Edifact et RVA) à
XML sur Internet.
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vendredi 21 septembre 2001
STEP
(Standard for the exchange of product model data) est une
norme d'échange de données techniques (EDT,
dessins industriels etc.) et une technologie d'intégration des processus de
conception, fabrication etc. de produits. L'ISO TC184
SC4, qui maintient cette norme ISO 10303, en a
rejeté l'hiver dernier sa partie 28 concernant l'encodage en XML.
Parmi les raisons invoquées : trop (trois) de mécanismes de
mise en oeuvre et le fait que le projet ne tenait pas encore compte de W3C XML Schema adopté par le W3C.
Une version 2 devra en tenir compte.
Que faire en attendant ? Le SC4 vient de décider de publier
quand même la version 1 rejetée en développant des " mappings " XSLT pour relier les trois mécanismes supposés avoir
tous leur utilité.
Pour Alain Bezos, directeur de GOSET (qui est l'équivalent d'Edifrance
pour les données techniques), le SC4 semble ainsi être une " fashion
victim " en se croyant obligé, pour des raisons d'image, de fournir une
sortie XML à STEP,
alors qu'en fait, on peut s'interroger :
- ne
vaudrait-il pas mieux attendre que le " magma " XML se soit un peu refroidi pour offrir une
solution efficace et pérenne aux industriels ?
- la
migration vers XML est-elle justifiée alors
que les essais d'export de fichiers réalisés avec XML
montrent qu'ils sont de 5 à 10 fois plus gros que les fichiers équivalents
réalisés en ASCII (partie 21 de la norme
10303) ?
- comment
expliquer que les fichiers en XML ne soient
pas plus lisibles par un humain ou par un logiciel que les fichiers ASCII ?
Ces questions " ringardes " sont souvent posées à
l'identique pour l'EDI portant sur des données
commerciales ou administratives par ceux qui veulent se voir justifier une
migration vers XML.
Au moins deux justifications sont concevables :
- ne
pas isoler l'EDI ou l'EDT si XML devient
le " liant " de toutes les applications de l'entreprise ;
- pouvoir
accueillir des nouveaux venus, qui, un jour, ne connaîtront que XML.
Mais il est prudent d'attendre ces justifications !
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Claude Chiaramonti, EDItorialiste de VendrEDI.
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