Alors que l'échange électronique a commencé il y a plus de 15 ans par le plus difficile, l'EDI automatisé
"machine to machine", comment éviter la guerre entre "anciens"
et "modernes" tentés de faire table rase des acquis de l'EDI?
Extrait de VendrEDI, la lettre mensuelle gratuite
de Claude Chiaramonti,
qui contribue au passage de l'EDI traditionnel (Edifact et RVA) à
XML sur Internet.
Pour s'abonner : courrier.vendredi@worldnet.fr
vendredi 14 septembre 2001
L'échange électronique a commencé il y a plus de 15 ans, paradoxalement par le plus difficile, l'EDI automatisé "machine to machine". Avec
Internet et XML, il est aujourd'hui possible de
simplifier l'EDI traditionnel en Edifact et d'y associer plus aisément les PME en EFI, "machine
to human", donc sans automatisation compliquée et guère rentable pour la
PME lorsque peu d'échanges sont prévisibles. De même, l'e-business permet
d'initier les échanges électroniques en "human to human".
Cela étant dit, on ne cherche pas un nouveau partenaire sur
Internet tous les matins, et automatiser en EDI
les échanges avec des partenaires stables, à la condition que ces échanges soient
suffisamment répétitifs, restera la modalité la plus efficace et rentable de
l'e-business quotidien.
La question posée est alors d'éviter toute guerre entre
"anciens" et "modernes". L'EDI
installé parmi plusieurs dizaines de milliers d'entreprises en France et qui
marche bien ne va pas se saborder ! Au contraire, si l'EDI
doit s'élargir, grâce à Internet et à une migration de la syntaxe Edifact vers la syntaxe XML, ce
sera en s'appuyant sur sa "sémantique" des échanges, analyse
empirique mais efficace des processus professionnels et langages métiers. !
D'ailleurs l'e-business gagnera beaucoup de temps en s'appuyant sur
l'expérience accumulée en EDI, quitte à la
modéliser.
En effet, qui peut le plus peut le moins : c'est pour un EDI automatisé qu'il faut prévoir l'interopérabilité
sémantique dans tous les cas de figure, qu'elle s'exprime en Edifact
ou en XML. C'est donc l'EDI
qui pourra "tirer" l'interopérabilité de l'e-business au niveau
sémantique. Puisque l'EDI, ça marche !
D'où la responsabilité des normalisateurs : ne pas faire
table rase de l'acquis, ne pas oublier dans l'interopérabilité d'ensemble de
l'e-business le savoir-faire et l'expérience accumulés dans les répertoires de
messages et de données Edifact. Cela ne manquera pas,
d'ailleurs, de faciliter la migration d'Edifact vers XML, lorsqu'elle paraîtra utile.
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Copyright 2001,
Claude Chiaramonti, EDItorialiste de VendrEDI.
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