Le Web change trop lentement déclare Tim Bray -un des
"inventeurs" de XML- il devient ennuyeux et il est temps d'amener XML jusqu'aux
utilisateurs.
Eric van der Vlist,
Dyomedea (vdv@dyomedea.com).
mercredi 23 mai 2001
Concluant la première matinée de conférence XML Europe 2001, Tim Bray a déclaré
que, contrairement à une idée commune, le Web n'a pas fondamentalement changé
depuis 1994 et qu'il est temps de penser à la prochaine évolution.
L'architecture du Web est, comme lors de sa création, basée
sur des clients qui envoient des URIs à des
serveurs et reçoivent en échange des documents (HTML,
Jpeg, ...) au travers de HTTP et sa principale
force est sa standardisation et la diffusion qu'elle a permis.
Depuis 1994, la principale innovation est XML, mais si XML
s'impose progressivement au niveau des serveurs et de la communication entre
serveurs (services web), la répartition des tâches entre clients et serveurs
reste aussi asymétrique qu'aux débuts du Web et cette architecture constitue
une régression par rapport aux architectures client/serveur qui ont été
balayées par le développement du Web.
De cette architecture résulte une expérience décevante pour
les utilisateurs, les sites Web sont lents et se ressemblent tous: le Web est
devenu ennuyeux!
XML et les architectures P2P montent pourtant le chemin: il faut amener XML jusqu'aux utilisateurs et le traiter au niveau des
postes clients.
C'est le pari fait par Antarcti.ca,
la société de Tim Bray qui développe des interfaces
utilisateurs graphiques qui exploitent en Javascript
dans un navigateur sur le poste client les documents XML
envoyés par les serveurs. L'accent est notamment mis sur des représentations
graphiques sous forme de cartes ou en trois dimensions de ressources Web.
Tim Bray n'a toutefois pas abordé
la délicate question de la compatibilité de telles applications avec les
différents navigateurs et terminaux.
Copyright 2001,
Eric van der Vlist.
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