Tim Berners-Lee
tente d'appliquer la recette qui a si bien réussi au web (un concept simple démultiplié
par le nombre de sites qui l'appliquent) au web sémantique. Il semble pourtant
avoir encore des efforts à faire pour convaincre tous les septiques...
Eric van der Vlist,
Dyomedea (vdv@dyomedea.com).
vendredi 4 mai 2001
De nombreux participants à la conférence WWW10, y compris des membres du W3C
délégués par des acteurs majeurs, expliquent volontiers qu'ils considèrent le web sémantique comme une distraction pour le W3C et que les ressources seraient plus utilement dépensées à
travailler sur des spécifications plus simples et concrètes nécessaires aux
services web et aux applications de commerce électronique.
Ces protestataires trouvent des alliés parmi des
spécialistes des technologies de la gestion des connaissances qui pensent que
le problème de la représentation de connaissances posé par le web sémantique est trop complexe pour être résolu de
manière simple.
Pendant sa présentation inaugurale, Tim Berners-Lee avait pourtant rappelé à ces sceptiques que le web a été
construit sur une simplification extrême de technologies hyper liens complexes,
que son succès est venu de la synergie entre les millions de sites qui l'ont
rejoint et qu'il a créé des opportunités économiques inimaginables.
Convaincu que le web sémantique
peut ouvrir le même type d'opportunité et être construit suivant le même
principe, Tim Berners-Lee a annoncé qu'il était prêt
à mettre les mains à la patte et s'était remis à programmer et pour convaincre
les sceptiques de tous bords, il a présenté de premiers résultats lors d'une session consacrée à un
"aperçu du web sémantique".
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