Le " framework " ebXML annoncé
pour bientôt, en avance sur le programme prévu de 18 mois, doit comporter des
couches " Business process and core components
" et " Registry and Repository ".
Il semble prévu que ces couches proposent une identification, UID pour Unique IDentifier, des données de base
se retrouvant dans les " core components
".
Extrait de VendrEDI, la lettre mensuelle gratuite
de Claude Chiaramonti,
qui contribue au passage de l'EDI traditionnel (Edifact et RVA) à
XML sur Internet.
Pour s'abonner : courrier.vendredi@worldnet.fr
jeudi 22 février 2001
Le mécanisme des namespaces semble, en effet, insuffisant :
affecter une adresse Web à une donnée (élément XML)
pour la distinguer d'une autre ayant le même libellé mais se référant à un
concept différent, est, certes, utile pour éviter toute ambiguïté, mais ne
résout rien puisqu'il n'est pas obligé que cette adresse contienne quoi que ce
soit définissant la donnée !
L'ambiguïté entre deux balises identiques sera ainsi évitée
dans un document mais ne permettra pas à différents utilisateurs de se référer
à une même donnée, ce qui est pourtant le but recherché de l'interopérabilité
au niveau sémantique.
Il faut, en fait, un répertoire central auquel chacun puisse
se référer : c'était bien l'ambition du TDID (Trade Data Interchange Directory) d'Edifact qui comporte pour chaque donnée ou code une définition
et une description.
Pourquoi pas, alors, baser les UID
du framework d'ebXML sur les identifiants TDID qui
continuent à être mis à jour par l'EWG (Edifact Working Group).
Depuis l'identifiant des segments (3 lettres
mnémotechniques), des données (4 chiffres significatifs) et de leurs codes (3
caractères alphanumériques), il y a 3 niveaux d'identification qui pourraient
être combinés pour couvrir tous les cas d'UID
nécessaires à XML.
Un pas dans cette direction : la France a proposé à l'ISO TC154 de faire du TDID une
norme d'identification des données qui viendrait en amont du BSR en charge, un jour, du multilinguisme.
Autre circonstance favorable : l'accord entre l'EWG et l'AnsiX12
de s'associer pour sauvegarder ensemble en XML
l'acquis sémantique de l'EDI.
XML est un roi dont il faut
accepter de voir la nudité sémantique : le TDID
pourrait être le " patron " permettant de le vêtir pour l'e-business !
Autre article:
Copyright 2001,
Claude Chiaramonti, EDItorialiste de VendrEDI.
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