XML
s'est annoncé comme " human readable ", ce qui semble
sympathique, a priori, mais à la réflexion paraît plutôt être sans intérêt réel
!
Extrait de VendrEDI, la lettre mensuelle gratuite
de Claude Chiaramonti,
qui contribue au passage de l'EDI traditionnel (Edifact et RVA) à
XML sur Internet.
Pour s'abonner : courrier.vendredi@worldnet.fr
mardi 20 février 2001
La question est : " readable par qui ?
" Sûrement pas par les utilisateurs pour qui une arborescence XML apparaîtra tout autant illisible qu'un message Edifact ! Par ceux qui mettent au point un schéma XML, alors ? Mais ces " designers " seront plutôt
agacés par des balises (tags) leur rappelant sans cesse en clair ce qu'ils sont
en train de manipuler !
En fait, la séparation dans XML
entre structure et présentation devrait se retrouver dans les balises définissant chaque élément : au niveau
structure, un code serait suffisant pour les balises d'un schéma ou message XML, le libellé de ces balises étant trouvé, par
exemple grâce à une transformation XSLT, dans
autant de feuilles XSL (accompagnant au départ
les schémas) que de langues, français notamment.
Les concepteurs de messages Edifact
se débrouillent très bien du caractère codé des données et de leurs listes de codes, les utilisateurs, eux,
disposant du couple code-libellé en clair dans les guides d'utilisation. Il
devrait en être de même pour XML.
Ce codage des balises XML,
n'aurait donc pas d'inconvénient mais pourrait comporter des avantages :
- les
codes Edifact pourraient être utilisés,
selon une proposition de Marc Langlois, Délégué
Général d'Edifrance, ce qui assurerait
automatiquement la reprise de la sémantique Edifact
dans XML ;
- les
balises seraient moins longues et coûteuses à transmettre lors de chaque
message ;
- un
code pour chaque élément XML renvoyant à un
répertoire central, par exemple un TDID commun Edifact-X12, serait plus efficace que les " namespaces "
dispersés et pouvant être vides ;
- l'alignement
général sur l'anglo-américain serait battu en brèche à la condition de
disposer d'un référentiel multilingue du type BSR
permettant de vérifier, pour une balise codée, qu'un libellé français et
un libellé anglais se réfèrent bien au même concept et que donc aucune
ambiguïté n'est à craindre.
Autres articles:
Réponses:
Copyright 2001,
Claude Chiaramonti, EDItorialiste de VendrEDI.
|