D'origine anglo-saxonne, les langages XML du domaine de la comptabilité et du reporting financier ont tous comme caractéristique d'ignorer les diverses traditions comptables, européennes notamment !
Extrait de VendrEDI, la lettre mensuelle gratuite
de Claude Chiaramonti,
qui contribue au passage de l'EDI traditionnel (Edifact et RVA) à
XML sur Internet.
Pour s'abonner : courrier.vendredi@worldnet.fr
jeudi 25 janvier 2001
Métalangage, XML n'est qu'une syntaxe se prêtant librement aux langages de tout domaine, multimédia, mathématiques, géographie etc..
Dans le domaine de la comptabilité et du reporting financier, on a ainsi vu arriver XFRML, Basda et aujourd'hui XBRL, pour eXtensible Business Reporting Language.
D'origine anglo-saxonne, ces langages ont tous comme caractéristique d'ignorer les diverses traditions comptables, européennes notamment !
Certes, les initiateurs de XBRL, des consultants issus des "big five" (KPMG, Andersen etc.) ont reçu l'onction de l'IASC et de l'IFAC, deux institutions internationales de la comptabilité. Mais quand ils démarchent dans toutes les institutions nationales du globe, ils y suscitent beaucoup d'interrogations, en France notamment :
- faudra-t-il créer des documents XML en les ressaisissant car XBRL n'a aucun lien avec le système comptable ? On est loin du "compte" !
- peut-on publier des comptes certifiés par des commissaires aux comptes sans protection de la signature et des comptes certifiés?
- les documents XML proposés étant trop attachés à la législation américaine (US GAAP), sont donc inutilisables comme tels en France et ailleurs, et seraient donc à refaire?
De ce point de vue, Edificas (animée en particulier par les experts-comptables français) avait pris soin de se plier à la recherche d'un consensus mondial préalable pour définir les données et les messages comptables dans le cadre de la norme Edifact.
Au contraire l'organisation internationale mise en place (purement américaine) pour XBRL est inadaptée, la maintenance de la standardisation internationale XBRL n'étant même pas prévue.
Puisqu'il est utilisé par des centaines de milliers d'entreprises, il faut préserver l'investissement Edifact en obtenant, dans le domaine de la comptabilité comme ailleurs :
- qu' ebXML (ou autre) fasse accepter un cadre pour le contenu servant de passerelle pour reprendre en XML les données Edifact;
- que la maintenance de ces contenus harmonisés Edifact et schémas XML soit bien conduite de manière cohérente comme s'est proposé de le faire l'EWG (Edifact).
Copyright 2001,
Claude Chiaramonti, EDItorialiste de VendrEDI.
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