Une discussion sur Slashdot
rouvre
le débat sur la protection légale des DTDs,
se demandant si et comment une DTD doit être
protégée et assimilant une DTD à une
oeuvre artistique.
Eric van der Vlist,
Dyomedea (vdv@dyomedea.com).
lundi 13 novembre 2000
La question est sans doute aussi vieille que les DTDs
elles-mêmes et se posait déjà clairement au sujet des
DTDs SGML comme le montre par
exemple cette étude
de Michael Erdle et Deeth Williams Wall.
Le débat comporte une facette légale, l'une des questions étant de
déterminer si une DTD doit être considérée
comme un document et protégée par des droits d'auteurs ou si elle doit être
considérée comme un programme et protégée par brevet.
Une
présentation
de Cecilia Magnusson Sjöberg à XML Europe 2000
donne des indications à ce sujet et montre que si une DTD
doit probablement être considérée comme un document, le cas de schémas
W3C XML Schema qui donnent plus d'informations sur le
traitement des données est loin d'être tanché.
La deuxième facette de ce débat porte sur les motivations pour protéger
ou cacher une DTD dont le but est de
définir un standard:
"Personne n'a jamais gagné d'argent en vendant des
DTDs --les formats existent pour être utilisés,
garder une DTD 'secrete' n'a aucun sens et elle pourrait
facilement être 'reverse ingénieriesé' si quelqu'un en avait vraiment
besoin. Les seules personnes qui bénéficient de formats fermés
sont celles qui tirent leur profit du commerce de logiciels les implémentant
--un modèle contre-productif pour l'utilisation concrète de
l'information."
Ce qui justifie la protection d'une DTD
semble
donc être le besoin de se protéger contre des modifications non
souhaitées plutôt que celui de se protéger contre l'utilisation de la
DTD:
"Puisqu'une DTD est une spécification formelle,
vous avez besoin d'en garder le contrôle. Idéalement, une fois
défini on ne devrait jamais lui permettre de changer. Si des gens peuvent
la modifier comme ils le désirent, elle devient alors inutile, vos propres
documents XML pouvant ne plus être conformes
aux versions modifiées."
Une licence de type artistique est donc bien adaptée:
"Une DTD est supposée standardiser un format de
données, n'est-ce pas ? Pensez moins "droits" et plus "standards". C'est une
situation dans laquelle la licence Artistique prend sa valeur, parce qu'elle exige
que les versions non standards soient libellées comme telles."
La notice de copyright DocBook
a été citée à plusieurs reprises comme une bonne protection
pour une DTD.
Autre article:
Copyright 2000,
Eric van der Vlist.
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