Counterpane Internet Security
met en doute la sécurité
du protocole SOAP, bâti sur HTTP
pour pouvoir se faufiler à travers les firewalls.
Par Eric van der Vlist, Dyomedea.
vendredi 23 juin 2000
Cette analyse de Bruce Schneier rappelle le commentaire du W3C
dont nous nous étions fait l'écho
après la soumission de SOAP en tant que note W3C :
"Nous pensons également que les aspects sécurité devraient jouer un rôle central
dans le dispositif, car il est toujours plus difficile quand ce n'est impossible
de rajouter la sécurité par ls suite."
Le problème est lié à l'architecture technique adoptée par SOAP.
Fort de l'expérience de nombreux protocoles qui, comme DCOM,
n'ont jamais vraiment réussi à percer sur Internet notamment parce qu'il passaient
laborieusement à travers les firewalls, SOAP a en effet décidé
d'utiliser le protocole HTTP qui n'impose aucune contrainte de sécurité.
Lors d'une discussion sur la liste
xml-dist-app,
l'équipe SOAP a clairement expliqué qu'elle considérait
que la gestion de la sécurité n'était pas du ressort du protocole mais des applications :
"SOAP ne défini pas *une* règle de sécurité parce que
nous nous attendons à ce qu'il y ait besoin de règles multiples et même une
possibilité de négocier quel mécanisme utiliser en fonction du contexte
(commerce, médical, etc.) mais que ce n'est pas à SOAP de gérer cela."
Cette vision optimiste de la sécurité sur Internet n'a donc pas convaincu
Bruce Schneier qui écrit :
"Puisqu' aucune sécurité n'est exigée au niveau de HTTP,
XML, ou SOAP, il est facile de prédire
que des personnes différentes vont construire et fournir des mécanismes de sécurité
différents, créant des trous dans les différentes implémentations.
SOAP est en train de percer un boulevard
pour les problèmes de sécurité."
avant de conclure :
"Les firewalls ont de bonnes raisons pour bloquer des protocoles tels
que DCOM quand ils proviennet de sources non sûres. Les
protocoles qui se faufilent au travers ne sont pas désirables."
Copyright 2000,
Eric van der Vlist.
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